Alexie Bessières

Il s'agit juste de savoir, si c'est du vent que je vend.

J'ai essayé plusieurs débuts. Différentes manières d'engager une conversation entre toi, lecteur, et moi-même. Il y a plusieurs cas. Le commencement pour l'observateur qui ne me connais pas, dans ce cas passes ton chemin cet article n'a rien d'intéressant pour toi.
Ou l'autre commencement. Celui pour la personne en face, qui s'intéresse un minimum à moi. Aussi infime soit ce nombre de lecteurs, et même si j'ignore beaucoup de ces visages anonymes qui ne laissent pas de trace, j'avais envie moi d'en laisser une. Je voudrais essayer une nouvelle méthode. Parler pour de vrai, tu sais. M'adresser à quelqu'un, réellement. Oublier l'écran, le clavier, les mots qui sont balancés comme ça. Je voudrais écarter toute pudeur, oublier les images et ne me contenter que du résultat.
Parce que j'ai toujours cette sensation d'être tellement loin de la perfection, que s'en est douloureux. Je me gourre, je me plante, je me vautre. Je me trompe de chemin, en ayant même regardé les panneaux. Je n'arrive plus à rassembler mon âme, et mon corps qui avant ne faisaient qu'un. Je suis à la rechercher perpétuelle du bonheur, et j'ai beau savoir que c'est le sentier qui me mènera à lui qui me fera vibrer toute entière, je ne suis pas satisfaite. Il faut dire que je ne l'ai jamais été. Que mes pieds saignent sans cesse, que mon c½ur bourdonne sans aucun répit. Et je me plains encore. Tu as lu jusque là ? Je te félicite. Tu as assez subit, tu peux cliquer sur la croix rouge en haut à droite. Quittes, pars avant que l'ennui ne te prenne.
C'est ce qu'il y a de pire, crois moi. Ca me hante, ça me terrifie. Et si mes textes ennuyaient ? C'est plus simple de se poser la question. L'affirmer serait... Déconcertant je crois. Qu'importe je reprendrais mes chevaux, mes images et mes photos. Je partirai là où personne ne peut me suivre, j'irai me réchauffer à un autre soleil, parce qu'ici plus rien ne brille depuis longtemps. Le mal de vivre m'emportera au large. Seul le mouvement de mes cheveux blonds restera visible. Ils se balanceront à gauche, puis à droite. Je ferais semblant de croire que tu ne me regardes pas. Parce que tu le feras ! Tu me dévisageras m'enfuir, la peur au ventre.
Car un être humain ose toujours regarder la peur en face. Il fuit les sentiments et la vérité. Mais la peur, la crainte, l'abjection, il la regarde droit dans les yeux. Il veut être le plus fort.
Mais je n'y arrive pas, à être la plus forte. Je le veux tellement que je ne peux plus. Et ça fait trop mal d'échouer, on a beau dire, moi je préfère abandonner.
Merci d'avoir lu.

# Posté le samedi 04 octobre 2008 13:56

Modifié le dimanche 13 septembre 2009 03:43

Lascivité.

 Lascivité.

# Posté le jeudi 30 octobre 2008 17:45

Modifié le dimanche 20 septembre 2009 12:34